U5323
Ce texte est donc copyrighté, aucune reproduction autorisée
sans ma permission.
-une seule copie sur votre disque dur- .
Vous n'arriverez jamais à la lire ici à tête
reposée
tandis que défile le compteur téléphonique,
je vous conseille de faire un save et de lire hors connexion.
Normalement, je finirai l'installation de ce roman dans
le mois de novembre 98.
Merci de patienter et/ou de me prodiguer vos encouragements, un carburant
apprécié, si, si.
Revenir au sommaire du Roman ?
CHAPITRE VINGT.
Le lendemain de la danse zouloue débridée,
Le chauffeur ne distilla pas assez d'humeur
Et s'entremit pour détruire les courses d'une mémé,
Mais se vit sauf, par le fait d'un sauvage pousseur.
Le lendemain matin, la consommation des petits déjeuners n'obtint
pas un succès véritable. Une troupe de pâles zombies
monta dans le car et alla continuer d'agoniser dans les sièges. Ca
aurait cependant été mal les connaître ou les juger
que de penser que cet état risquait de durer : à la sortie
de Serre sur Semur, un panneau publicitaire leur annonçait que le
Franc-Pistil leur souhaitait bonne route, et soudain ils entendîrent
Le Hortec hurler, dans leur dos au fond du car :
- Pour le Franc-Pistil, un triple Hip-Hip-Hip-Dégueulasse !
Tout le car en entier, exception faite de Vidouze, aboya le mot d'ordre
à fond les poumons. La forme était revenue.
Et, donc, personne ne chantait. La fin des voyages est cependant toujours
l'occasion d'en pousser une petite. Les groupes qui s'adonnent à
la chanson dès le début du périple ne peuvent s'empêcher
de remplir leur dernier jour par une overdose de beuglements tragiques,
tout le répertoire étant passé en revue au cours des
longues heures de cette dernière journée.
Le Hortec et consorts s'épargnèrent cette ultime épreuve.
Ils jouaient un petit tarot morne et sans conviction particulière,
comme si le lendemain devait leur offrir l'occasion d'une autre partie.
Vidouze incubant son rhume roupillait dans son siège, le teint plus
plombé que celui des ex-poivrots à peine remis de leurs excès.
Le car ronronnait sur la grand route, le ciel restait gris, mais assez clair.
Soudain, à l'entrée d'un village, une petite voiture blanche
qui doublait le car opéra une magnifique queue de poisson pour se
rabattre vers une rue qui ouvrait sur la droite. Le chauffeur monta debout
sur ses freins, car la petite voiture rétrogradait à mort
pour arriver à virer.
L'accident était-il inévitable ? La petite voiture n'arriva
jamais à tourner dans la rue visée, et pourtant elle avait
fini par réduire sa vitesse à une allure convenable. L'autre
véhicule, par contre, malgré son système de freins
à anti-blocage, ou à cause de l'état du chauffeur,
ne réduisit pas suffisamment la sienne. En fait, il n'y eut aucun
bruit discordant ou épouvantable, mais le car finit par s'arrêter
avec une extrème douceur, et le chauffeur quitta son siège.
A ce moment, tous purent vérifier que l'avant du car était
légèrement plus en hauteur qu'à l'habitude.
Descendus précipitamment, les passagers vérifièrent
que l'arrière de la petite voiture blanche était maintenant
en dessous du car, le pare-choc avant de celui-ci reposant sans une égratignure
sur ce qui avait été le toit de sa victime. L'avant de la
voiture était intact, et la conductrice réussit à se
désincarcérer toute seule en repoussant sa portière
ouverte sous le choc.
Cette dame d'âge mûr était doté d'une vigueur
de tempérament peu commune. Pour commencer, elle essaya, sans rien
dire, de foncer sur le chauffeur pour le heurter avec une manivelle de cric.
Après qu'on lui ait confisqué cette tige tordue, elle eut
recours à de véhémentes imprécations. Le chauffeur,
sa famille et leurs animaux domestiques furent ainsi accusés d'entretenir
des relations incestueuses et zoophiles, le tout dans un langage très
cru, vif, imagé, digne de Le Hortec.
Puis vint une séance de larmes. Entre deux sanglots, il fut possible
de comprendre qu'elle pleurait la perte de sa voiture, dotée d'un
nom et, semblait-il, d'une personnalité supposée, virtuelle
ou symbolique. A ce moment, d'autres véhicules circulant sur la Départementale
s'étaient arrêtés, et une foule commençait à
se former.
- Il y'en a un qui saigne ! fit remarquer une voix horrifiée. Ce
coup là, on appelle le SAMU !
Tous se tournèrent vers le lieu de la remarque et, -oh calamité
!-, il était possible de voir une marre de liquide rouge se former
sous l'arrière de la voiture blanche écrasée. Le spectacle
conjoint de la femme en pleurs avait de quoi mettre un coup au cur.
- Qui était à l'arrière, madame ? Qui transportiez
vous ?
La dame continua de renifler sans s'émouvoir, et bredouilla :
- Mais c'est du pinard, abrutis ! Vous êtes même pas capables
de reconnaître du pinard ? Je revenais de faire les courses !
- Faites excuses, mais il n'y a pas que du vin, c'est épais.
- C'est épais parce que c'est des tomates écrasées
! Oh mes tomates ! J'en avais trois kilos.
L'accident revenait aux proportions d'une affaire de tôles froissées.
Personne n'était blessé. On n'appela rien du tout.
C'est ce jour là que Vidouze, portant assistance à la
dame, apprit la recette de la soupe fondue de tomate. Dans deux litres d'apéritif
"Ambassadeur" bien chauds, placer trois kilos de tomates pelées,
ajouter un petit verre de vinaigre, une cuillerée à soupe
de sucre, une noix de beurre et laisser cuire deux heures. Boire avec du
Rivesaltes. Vidouze n'a jamais eu le courage d'essayer la recette.
Le chauffeur ne se démonta pas et essaya de démontrer
que "la mémé était saoule". Lui même,
qui n'aurait pas eu trop intérêt à voir un éthylomètre
approcher, se posait en parangon de sobriété. Heureusement
pour sa cause, il avait un supporter : le conducteur d'une autre voiture
qui, suivant le car et la voiture blanche avant son dépassement,
avait vu celle-ci zigzaguer puis déboîter. Il avait eu un mal
considérable à freiner lui même pour pour... pour stopper...
ne pas percuter l'arrière du car...
Le chauffeur ne lâchait pas ce supporter qui n'avait pas l'air
très à l'aise. Soudain, il le quitta et alla vérifier
par lui-même : En fait le supporter avait bel et bien fini de s'arrêter
en le touchant, c'était patent, quoi que léger pour le car.
Le supporter, lui, avait eu un pneu crevé par sa propre aile repliée.
Le chauffeur en dansa sur place, tellement la joie le transportait.
Ainsi, tout devenait simple pour lui. Dans une collision en chaîne,
c'est l'assurance du dernier véhicule qui prend en charge la responsabilité,
comme si le dernier véhicule avait poussé tous les autres
en avant. Techniquement, en attendant les experts qui auraient peut être
leur mot à dire, le chauffeur était maintenant relativement
couvert.
Il essaya même d'insulter la dame en prétendant qu'elle
sentait le digestif à la petite prune, puis il fronça le nez,
en assurant que le parfum de morue lui brouillait l'odeur de l'alcool. Dès
qu'il eut lâché ces saletés, Vidouze le prit sous le
bras pour le faire remonter dans le car, ne tenant pas à avoir un
lynchage de chauffeur sur les bras.
Quant au groupe congé-congrès, il ramassait des souvenirs.
Le Hortec récupéra un enjoliveur tordu, Biscoudé un
essuie-glaces.
- Ca ne pouvait pas être autrement, marmonnait Vidouze. Il n'y a que
ça qui manquait au programme. C'est total ! C'est le bouquet !
Il entraîna le chauffeur à part pour lui tenir un discours
qui avait toutes les allures de la véhémence, car asséné
hors d'oreille mais non hors de vue. Certains membres du groupe notèrent
également que le chauffeur, une fois ce remontage de bretelle achevé,
faisait de grand efforts pour dominer son propre énervement.
Une grue-dépanneuse arriva relativement vite, soit une petite
demi-heure après l'écrasement initial. Tous les papiers étaient
remplis. Le car fut dégagé de son accouplement audacieux,
et le chauffeur remonté au volant braqua les roues, puis partit faire
cent mètres d'un petit bout d'essai à vide. Il revint pour
dire qu'à son avis le car n'avait rien. La petite voiture blanche,
elle, avait tout, et la grue prit ses restes en remorque. C'est ainsi que
se conclut cette péripétie qui aurait pu se révéler
beaucoup plus fâcheuse.
Vidouze demanda trois fois au chauffeur si ce dernier était bien
sûr qu'il n'y eut aucun risque à poursuivre le voyage dans
le car accidenté. Mais comme le chauffeur était catégorique
et que Vidouze se voyait mal mettre en place des solutions de remplacement
coûteuses, pour quelques kilomètres et quelques heures, c'est
le même car qui fut à nouveau rempli de sa horde congé-congrès
vociférante.
Dans le fond du car, Biscoudé tapait d'une manière rythmique
avec son essuie-glaces sur l'enjoliveur que tenait délicatement Le
Hortec. Cet exercice de gong délivrait un son fluet et crispant.
Vidouze n'avait pas identifié la source de ce cliquetis, et il tapa
plusieurs fois sur l'épaule du chauffeur pour lui demander s'il n'entendait
rien. Comme ce dernier protestait de la bonne marche de son engin, Vidouze
lui fit arrêter le car et se laissa honteusement aller à l'enguirlander
comme du poisson pourri, cette fois en public. Au meilleur moment, alors
qu'il était lancé et en voie de prendre goût à
sa démonstration caractérielle, Vidouze s'aperçut que
le gong rythmait ses phrases en accompagnement des "poil au nez"
et "poil au rein" qui faisaient écho à ses fins
de périodes. Interdit, il s'arrêta et regarda vers le fond
du car.
C'est ce moment que choisit le chauffeur excédé pour se
libérer de sa honte. Il balança un marron extra-spécial
qui cueillit son enquiquineur à l'oeil.
Surpris par le choc et la nouveauté de cette rébellion,
Vidouze s'effondra sur son siège sans dire un mot. Il avait eu le
temps, en un éclair, de contempler la face rigolarde des occupants
du fond du car et de d'apercevoir le gong improvisé. Il digéra
son pain sans mot dire, tandis que le chauffeur, calmé et sans ajouter
un mot de plus, remettait le contact. Un grand silence plana pendant quelques
minutes, rompu de temps en temps par le cliquetis du gong qui ne se résignait
pas à se taire. Puis des rires normaux reprirent au fond du car.
Personne n'était venu voir Vidouze le bouffon écroulé
dans son siège, et celui-ci fixait le paysage d'un air méditatif.
La halte du déjeuner se produisit dans ce qui voulait être
une guinguette typique du bord de Marne. Le temps plombé menaçait
à nouveau de tourner à la pluie, et le repas eut lieu dans
une salle couverte qui s'ouvrait au beaux jours sur deux grandes terrasses.
- Encore la Marne ! se plaignit Le Hortec en passant devant un garçon.
Ils n'ont que ce ruisselet, par ici. Je vais aller aux vécés
pour leur faire couler le Rhin, plus le Grand et le Petit Rhône réunis
!
- Faites excuses, Monsieur, intervint le garçon. La Marne ne coule
pas ici mais à quarante kilomètres. Ici, c'est le Grand Pouilly,
mais le nom de l'établissement vient de ce qu'il est la copie conforme
d'une guinguette.
Le Hortec encaissa cette explication avec un air choqué. Il s'éloigna
vers les toilettes et on l'entendit murmurer :
- Faussaires...
L'oeil de Vidouze était maintenant bleu, violet et noir. Il avait
aussi enflé, et par quelque mécanisme bizarre, suite de cet
déme près des sinus ou présage de la rhinite du lendemain,
Vidouze reniflait continuellement. Avec son il, on aurait dit un chien truffier
bicolore sur la trace du tuber mélanosporum.
Vidouze s'offrit un petit remontant en guise d'apéritif. A le
voir, on aurait pu jurer que ce brave garçon prenait lui aussi goût
à l'alcool, solution de tous les problèmes et ancien succédané
des barbituriques lors des âges sombres de l'humanité.
La guinguette proposait des fritures de petits poissons et des fritures
de pomme de terre. Pour ceux qui n'aimaient pas la friture, elle proposait
et recelait dans un de ses congélateurs des blocs de poisson pané,
qui furent servis frits dans un fond d'huile, sous un quart de citron.
Personne n'apprécia ce plat.
- Faut que ça soit frit, il y a pas de problème, commenta
Lacaze.
- La friture et c'est tout, il n'y a pas à sortir de là, acquiesça
Zuricevic.
- D'ailleurs, c'est écrit dans l'Apocalypse : "Le monde se nourrira
de friture, puis la bête immonde sortira des eaux", surenchérit
le chauffeur, probablement en manière de plaisanterie.
Cette sortie provoqua la stupéfaction, car le niveau socioculturel
du groupe n'allait pas jusqu'à pouvoir citer l'Apocalypse comme une
référence habituelle.
- Le poisson pané n'est pas une bête immonde, observa Bahlza.
- De quelle flotte tu veux la faire sortir, ta bête immonde ? C'est
pas la Marne, ici, c'est juste le Grand Pouilly, fit observer Le Hortec.
- Tu crois qu'ils ont de la langouste frite ? s'enquit Biscoudé.
- Pourquoi tu me parles de langouste ? Qu'est-ce que tu connais en langouste
bretonne ?
- Il me semblait que...
- Il te semble rien, tu ne connais pas. Je vais t'expliquer. Bon, partons
d'une hypothèse simple : tu veux manger de la langouste. Tu arrives
au restaurant qui prétend en servir, et pif, déjà dès
l'entrée te voici face à la paroi transparente d'une piscine
d'eau de mer grouillant de langoustes, des grosses, des combattantes...
- Ah oui, et on leur a attaché les pinces avec des élastiques
bleus ! Mais faut pas se faire pincer !
- Voilà ! C'est cela ! Elles se sont marriées avec des crabes,
tu as tout compris. Donc te voici à table, et sur le menu tu négliges
le homard, parce que comme tu es venu dîner avec une affolante créature
qui voulait manger de la langouste, tu ne vas pas changer d'avis au dernier
moment. D'ailleurs le maître d'hôtel vient te montrer un spécimen
énorme, celle qu'il vient juste de pêcher dans la piscine.
La langouste est affolée, et la fille a côté de toi
a l'impression qu'elle est au bord de l'océan, c'est un grand moment.
- Oui, c'est une bonne soirée...
- Surtout pour ton portefeuille, tu vas voir. L'astuce, c'est que disparaissant
en cuisine, le maître d'hôtel va conserver cet animal si trépidant
en le glissant dans un autre aquarium d'eau de mer, sa résidence
secondaire, et hop, en virevoltant il ouvre un placard congelé et
t'extrait deux portions de langoustes, à tel point que parfois ils
sont tellement fatigués qu'ils viennent te servir deux parties droites
ou deux parties gauches, ça s'est déjà vu.
- Et tu ne cries jamais, sur place ?
- Sur place, tu regardes ton invitée faire "slurp slurp"
avec ses morceaux de langouste et sa sauce ; elle a l'air tellement à
la noce que tu t'en voudrais de lui laisser le spectacle d'une fine engueulade
avec les hypocrites qui organisent le chausse-trappe. Alors ensuite tu ouvres
large la chose en cuir que tu portes dans le veston, rangée dans
la poche la plus proche du coeur, et toi aussi tu laisses tomber ce qui
était ta proie, d'un air négligent comme si tu faisais cela
tous les jours. Après, tu passes à l'étape suivante
de ta soirée, et tu oublies cette calamiteuse entrée en matière,
puisqu'aussi bien il n'y a qu'une catégorie avertie ou gastronome
qui puisse savoir que tu viens de passer par un coup du sort. Malheureux
au jeu, heureux en amour, c'est ce qu'il faut se dire à chaque tirage,
mon petit père !
- Ah, maintenant je sais, le tranquillisa Biscoudé, tout sourire.
La guinguette servait le vin en pichets. Tout le monde se récria
comme si l'absence de bouteille était la signature d'une baisse de
qualité. Ils burent un premier verre avec circonspection, puis se
tirèrent mutuellement la langue pour vérifier si le colorant
ne les avait pas attaqué.
- Eh, Le Hortec, il est liquide et rouge, mais tu ne trouves pas qu'il a
comme un goût de vieille poudre ? s'enquit Capnez.
- Il lui manque un goût de capsule, ça c'est sûr, conclut
l'interrogé. Mais dire qu'il a un goût particulier, c'est osé.
L'odeur me rappelle juste le "canard WC".
Cette pique, peu originale mais située au niveau de l'intellect
du groupe, fut aussitôt reprise.
- Sûr que si tu mettrais ce truc dans la cuvette, certain qu'elle
serait vite décapée (sic).
- Ca c'est une idée ! Tu le vendrais en petit flacon pour nettoyer
l'argenterie, bonjour la fortune !
Et les remarques vaseuses et éculées fusaient encore,
assurant que le vin versé dans les toilettes attaquerait les tubes
de descente en PVC, ou qu'un anneau de rideau corrodé, abandonné
une nuit dans le breuvage, retrouverait les couleurs d'un dentier neuf,
"débarrassé de ses caries".
- Pas du tout, ça passe dans les ongles, assura Angus, sérieux
comme un pape. Le colorant qu'ils emploient se fourre à la racine,
et vous avez des traits rouges sur l'ongle quand celui-ci continue de pousser.
Ca fait affreux, on dirait que tu as des ongles rayés. Ils en avaient
parlé à la télé.
Ce seul coup de bluff fantasmatique provoqua une sérieuse baisse
de consommation du dit liquide, que tout le monde "testait".
Les desserts, des beignets nappés d'un caramel industriel, furent
servis au milieu de protestations véhémentes. Une délégation
voulut même aller vérifier en cuisine qu'on avait bien changé
de bain de friture entre poissons et beignets.
- Mais vous n'y connaissez rien, énonça Bonicone en engloutissant
goulûment ses beignets. Plus le bain il est sale, le plus la friture
elle a du bon goût !
Ils abandonnèrent le Grand Pouilly, rivière de la friture,
sans l'ombre d'un regret pour cette halte "gastromonique", pour
reprendre ici encore un terme Le Hortesque. Ils faisaient maintenant route
en direction de la capitale et de la butte Montmartre.
Evidemment, la circulation devint rapidement impossible. Vidouze manifestait
son énervement en clignant de son oeil valide, ce qui, joint à
ses reniflements et à sa trogne, lui donnait l'air d'un maboul grand
teint.